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09/03/2010 00:04 par kisscool_35650
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09/03/2010 00:04 par kisscool_35650
Lundi 8 mars 2010
Un écrit? Pourquoi? Pour rien, comme ça, juste pour le plaisir! Un plaisir, c'est le cas de le dire, plaisir que je vis "quotidiennement" avec toi, simplement le plaisir d'être avec toi, de penser à toi, de se sentir aprécié, un plaisir partagé, échangé, savouré! Le plus difficile n'est pas de savoir comment sera demain, mais quoi faire d'aujourd'hui, that is the question! L'avenir à tellement à offrir, l'avenir fait rêver, il fait aussi pleurer, nous façonnons notre avenir comme nous façonnons notre vie de désirs. Agir à l'instant T , ne pas regretter, offrir toute sa spontanéité.. Savoir apprécier les bons moments, avancer avec les moins bons, la vie semble si simple, toute sa difficulté réside dans le fait qu'on se laisse aveugler par sa beauté, par son mystère, par sa force.
Croire en son destin, quelque soit l'amorce est une qualité. Souvent quand j'ai peur, quand je doute, quand je veux regretter des actes passés, quand j'échoue, quand je renonce, quand je me sens faible et que demain semble être une fatalité je repense à cette histoire que l'on ma raconté, que mon grand frère ma chuchoter dans le creux de l'oreille, un soir où ma joie se trouvait en veille, une histoire censé me guider lorsque mes jambes n'ont plus la force d'avancer, cette histoire je vais aussi te la raconter, je l'es un peu oublier, je te prie de ne pas en prendre compte.
C'est l'histoire d'un paysan, il vit avec le strict minimum, il a un bout de terrain qui lui permet de nourrir sa famille. Un jour il reçoit en cadeau pour son fils un beau et noble cheval blanc, toute la famille voit en lui un grand espoir, il pourrait aider à labourer le terrain, son fils à même prévu de l'emmener faire des concours divers afin de gagner même peu d'argent. Même son voisin lui disait que c'était une vraie obène, que c'était un réel avantage pour son fils. le paysan répondait à cela "je ne sais pas si c'est bien ou si c'est mal" Un jour alors que le fils, d'une vingtaine d'année monte son cheval pour le préparer, celui-ci prend peur et fait tomber le jeune homme.. Le garçon se retrouve invalide jusqu'à la fin de ces jours, son voisin lui dit alors "tu avais raison de te méfier de ce cheval, celui qui te l'a offert à voulu te porter préjudice, aujourd'hui ton fils se retrouve boiteux, cela va lui nuire toute sa vie", le paysan ne semble pas toucher et répond simplement "je ne sais pas si c'est bien ou si c'est mal". Plus tard la guerre hélas éclate, tous les jeunes hommes du village sont envoyés au front, sauf bien sur le jeune boiteux. Toujours le même voisin dit "grâce à sa jambe, ton fils est épargné de la guerre, il va pouvoir se trouver facilement une femme dans le village, tu avais raison, ce n'est pas si mauvaise chose.". Le paysan répond toujours aussi stoïquement, "je ne sais pas si c'est bien ou si c'est mal..."
Ce que j'aime dans cette histoire c'est qu'elle ne finit pas, ou elle finie comme tu le désir, c'est surtout ça. Ce méfier du "bon", accepter le "mal", ça fait des années que je connais cette histoire mais je ne sais pas je l'aime beaucoup. Garder la tête haute dans les moments difficiles est une belle épreuve, mais nul ne peut arriver à la fin de son voyage s'il ne marche que les jours de beaux temps... Chaque jour est comme une grande équation mathématique, avec plein d'inconnu qu'il faut réussir à déterminer, chaque jour le chemin se désembrume sous la vigueur de nos pas, chaque jour on projette demain, sans savoir si nous arriverons jusque là, sans profiter comme si nous n'arriverons pas jusque là..
Ou se trouve la fin? Nous connaissons le début, la durée est sommeil, les interrogations sont constantes, les plaintes sont courantes, le jour se fane, le merveilleux plaisir des choses simples disparaît doucement, étrangement, personne ne le rattrape, à tous il nous échappe. Je rêve de les cueillir, ces doux plaisirs, avec un filet à papillon, j'en ferrai un trésor, j'en ferrai une force, j'en ferrai ma raison de vivre, j'en ferrai simplement un sourire. Il se perdrait au coin de mes lèvres, aux creux de tes yeux, dans l'immensité d'une larme, dans la chaleur de la flamme, destructrice, envoûtante, étouffante, touchante, mais surtout menaçante.
Où se trouve la spontanéité humaine? Chaque jour je me dévisage face au miroir, mes traits me semblent ternes, j'aimerais mériter ce que je vis. Chaque jour j'ai honte de faire partie de ce monde immonde, où la beauté est cachée par la méchanceté, la lâcheté, la destruction, la corruption... où l'Homme laisse son empreinte indélébile, un souvenir pour nos enfants. Rien, non rien ne sera jamais comme avant, désarmée, que dois je faire? me battre comme des millions, contre des millions? Me laisser flotter sur cette vague et dériver comme nos ordures dans les grands courants?
Je ne veux plus me poser de question, j'aimerais vivre simplement, respirer et vivre de chacune des bouffées d'air que Dieu à accepter de me donner, bâtir ma vie de mes mains, voyager à ma guise à travers le monde, ramasser chacune des fleurs qui plaît à mon coeur, courir sur les dunes, mourir sous la lune, de mes poussières de Terre voguer aux grès des vents à travers l'océan.
Ma colère est si grande, mon incompréhension est immense, je pense à toi pour ne pas m'égarer, pour continuer de rêver, j'ai si peur de sombrer... Attacher à un pilier du monde, je le regarde couler, se noyer, sans pouvoir le sauver.
Mes écrits sont si vains, alors que la Terre meurt de faim, que sera demain? Merci d'être là, à lire ce chiffon d'idée que je t'envoie mais auquel néanmoins j'y crois.
Merci d'être celui que tu es, merci de m'aider chaque jour à ta façon, merci pour ne pas m'avoir laisser sur le bord du chemin, merci pour ta main qui tendu vers moi me redonne l'espoir, merci pour ta gentillesse, ton authenticité, ta simplicité, ton honnêteté... Merci pour toutes tes qualités que je sais apprécier. Beaucoup de choses restent en moi, et même si certaines ruissellent sur mon corps, même si parfois il est aisé de lire en moi, mon esprit est baigné de choses et d'autres, de sentiments, d'opinion, d'envie, de peines.. Que je ne peux partager avec tout le monde. Comme un jardin secret où les végétaux y seraient si fragiles que personne n'aurait le droit de les approcher, la confiance à disparu, certaines plantes ont été piétinées par la naïveté. Je ne crois plus en l'Homme, je ne crois que certains hommes, d'emblée je ne fais pas confiance, c'est dommage quand on a 20 ans. La méfiance est mon fil conducteur, les souvenirs sont le stimulus qui inhibe la cicatrisation d'une plaie ouverte.
Ta main est comme posé sur mon front, elle m'apaise, me rassure, me réconforte, mais pendant combien de temps encore? J'ai le sentiment immense de perdre mon temps, que le sommeil est le remède à cet instant. Ne tiens pas compte du non-sens de ce texte, il n'est qu'un extrait des écumes dans ma tête.
Je te souhaite le meilleur, pour aujourd'hui, demain, pour tous les jours qu'ils te restent à vivre, seul ou accompagné, triste ou heureux, confiant ou méfiant, avec ou sans argent.
Je te souhaite le meilleur, quelle utopie dans ce monde de déception, je te souhaite sincèrement de réussir à affronter le moins bon, car comme dit précédemment, il ne faut pas bouder les jours pluvieux pour suivre son chemin. Sache être vaillant face à la mer furieuse, ton destin est entre tes mains, tu es le guerrier de ta vie, le capitaine de ton navire, qui ne voguera dans le vent que si tel est ton désir. Tu es entré dans mon coeur, tu ne pourras pas en ressortir, même si la vie nous sépare, j'aurai toujours au fond de mon âme, au fond de moi une place pour toi, rien n'effacera les liens qui se sont tissé entre nous, rien ni personne n'a la force d'imposer quoi que se soit à mon coeur. Cette certitude m'effraye, mais je veux rester forte face à ce qui m'attend.
Je te laisse digérer ces paroles, fait en ce que tu veux, garde en tête ce qui te plaira, oublie le reste. En ce qui me concerne j'ai aimé ce soir me "confier" à toi.
A ce message je joint une infinie tendresse, puisse telle te toucher, puisse telle t'apporter un sourire, un soupir, un sentiment, puisse telle t'apporter un peu de bien au moment où les choses infimes ont perdu leur place